Deux silhouettes identiques émergent de l’onde, indissociables, comme deux échos d’un même souffle. Leurs peaux frôlent la surface liquide, leurs regards se perdent dans l’eau, entre abandon et renaissance. À la fois vivantes et fantomatiques, elles habitent ce paysage, glissant entre les reflets du ciel et les murmures du courant.

Une élégie muette où chaque geste raconte, où l’eau devient un partenaire, la nature un décor. Elles se fondent dans l’élément, ondulent dans la lumière, suspendues entre réel et mirage. Une poésie en mouvement et en écho, où les deux danseuses incarnent la figure mélancolique et énigmatique d’Ophélie.